Billet du 22.04.2026

Dans mon billet du 10.03.2026 j'abordais le thème de l'information et de la désinformation.

Aujourd'hui je souhaite parler des dernières élections municipales dans lesquelles les Ecologistes ont perdu du terrain, dont également à Strasbourg. Cette chute s'explique, au moins pour la capitale alsacienne, par le fait que ces élu.es ont montré une nette tendance à un repli sur soi, une gouvernance donnant l'impression d'agir "entre soi", une communication non maîtrisée, le tout avec un fort soupçon idéologique basé sur la contrainte et les restrictions (usage de la voiture culpabilisant, places de parking en ville supprimées, orientations environnementales confuses etc.) et, toujours, se manque de pédagogie quant aux décisions prises.

Organiser la vie dans nos cités ne se décrète pas mais se fait sur un consensus et celui-ci ne provient pas automatiquement d'élections victorieuses qui donnerait par avance un blanc-seing pour toutes initiatives prises. Il faut expliquer, argumenter, aller vers les citoyens, montrer de l'empathie. Tous ces points semblent avoir été oubliés dans la façon dont les écologistes, à Strasbourg, ont géré leur relationnel. Il en est ressorti une distance sociale et humaine mal comprise.

Tant sur la forme que sur le fond les écologistes strasbourgeois ont manqué un dialogue nécessaire, ouvert et répété. En tous cas, même si des réunions d'informations on été organisées elles n'ont pas assez données l'impression d'une ouverture d'esprit suffisante, et demeurait cette distanciation, presque de la froideur, entre les élu.es et la population. 

La politique de proximité nécessite de l'empathie, encore une fois, et une présence humaine. Les Verts à Strasbourg ont été un peu glaçants, souvent insaisissables. Il est dommage que leurs actions aient été minorées par des ressentis dans la population où se mêlaient frustration, incompréhension et froideur. Un manque de professionnalisme aussi.

Nous verrons bien, avec la nouvelle maire PS (ou ex PS ?) qui est, elle, une grande professionnelle, si elle saura s'adapter car on ne peut plus faire de politique comme il y a 25 ans. Le fait de cumuler la mairie avec la présidence de l'Eurométropole n'est pas un bon signe en terme de modernité et de partage des fonctions.


Dans mon prochain article nous parlerons écologie et conflits armés