Billet du 17.11.2025
Dans mon billet du 13.11.2025 je parlais d'art et de son accessibilité pour l'ensemble des citoyens et aujourd'hui je souhaite aborder les questions d'incivilité, de violence et de sécurité.
D'ailleurs, à propos art et sécurité dans les musées, nous avons eu dernièrement un exemple étonnant avec le vol au Louvre (les bijoux de famille !). La sécurité des biens et des personnes, ou plutôt d'abord celle des personnes puis des biens, passe par une réflexion beaucoup plus large que la seule répression car il s'agit d'anticiper par quel(s) événement(s) un acte violent peut intervenir et, donc, le / les prévenir au mieux. La provocation institutionnelle est chose facile (et courante) qu'elle soit d'ordre laxiste, comme au Louvre, ou bien organisée pour obtenir une valorisation de soi (l'organe politique) et, donc, prouver à la "société" que quelque chose est fait pour la protéger. L'insécurité n'est pas toujours là où on le pense et globalement nous pouvons constater des interactions avec des contenus violents, sans même y penser vraiment (argent, frais bancaires, généralisation des amendes -PV-, véritables punitions pécuniaires, menaces d'expulsion..).
Sans tomber dans une forme de paranoïa, ce qui est tout aussi facile, nous voyons que le fait générateur mettant en scène la violence est souvent lié à des problèmes économiques, que ce soit dans la recherche de revenus (ceux qui manquent bien avant la fin du mois) ou bien de profits supplémentaires par avidité : vols, détournements d'argent, corruption, trafics en tous genres et jusqu'à la drogue, sont les outils le plus souvent utilisés par les tous petits délinquants comme par les plus gros.
La relation (causalité) s'impose d'elle-même entre besoins (réels), cupidité et passage à l'acte. Pour la petite délinquance pauvre nous devrions réfléchir sur un système de soutien sous forme d'un revenu au dessous duquel il est probable qu'une personne devra s'organiser illégalement pour "s'en sortir", et il est du devoir d'une municipalité d'apporter ce type de réponse en coopération avec d'autres organes (départements, régions et l'État) vers toutes les personnes à très (trop) faible revenu. Quand on fait le total des aides sociales, on arrive à des montants qui peuvent atteindre certains niveaux sans être des "salaires" ni des garanties, alors qu'un salaire a cette vertu, d'où l'idée de réunir ces aides dans une seule somme avec rajout éventuel pour obtenir cette sécurité du salaire. On passerait de l'insécurité, source de violence potentielle, à une stabilisation des personnes.
Un autre aspect d'une certaine violence est l'incivilité, source de conflits, et il est regrettable d'avoir recours systématiquement au paiement d'amendes pécuniaires en cas de fautes, et il faudrait généraliser les missions d'intérêt général par le biais d'associations (ou des milieux professionnels comme Pompiers, Police, Environnement et autres) pour mieux sensibiliser le fautif, ce qui amènerait une prise de conscience certainement plus efficace.
Quant à la Police, je pense qu'il faudrait dans les faits augmenter la police municipale dans ses effectifs pour atteindre un taux de remplacement d'avec la police nationale suffisamment important. Une police municipale a un rôle à jouer dans l'apaisement parmi la population (présence moins synonyme de relative "agressivité", bonne connaissance des différentes typologies sociales..).
Mon prochain sujet reviendra sur les transports et leur gratuité